Appel à témoignages de praticiens ou de patients qui pourraient confirmer de façon concrète au moins une des accusations de Jean-Yves Grall (ARS) contre le Dr Roux. Dans le cadre de leur quête de vérité les opérés du Dr Roux s'engagent à la publier sur ce site. Merci. hubertdechevigny@gmail.com (ndlr: 10 ans - 30.000 visiteurs - personne en mesure de confirmer ces accusations).

jeudi 21 juillet 2011

Un chirurgien de qualité. Le professeur Neveux est formel.

Le professeur Neveux, sommité de la chirurgie cardiaque, a formé puis suivi toute la carrière du Dr. Roux. C'est un chirurgien de talent, "courageux... à qui l'on confiait des cas graves... les chiffres de mortalité ne justifient pas une telle décision." Le professeur Neveux est formel.
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Professeur Jean-Yves Neveux
Professeur émérite Université Paris-Sud
Chirurgie Cardio-Vasculaire
7, chemin de la Côte d'Argent
92410 Ville d'Avray
le 16 avril 2011

Réflexions sur la situation du service de chirurgie cardiaque de Metz

Je suis particulièrement concerné par les difficultés actuelles de ce centre pour deux raisons.

- La première est qu'en 1987 le ministre de la santé de l'époque, Michèle Barzach, et son conseiller, le Professeur Denys Pellerin m'avaient consulté sur l'opportunité d'une autorisation de chirurgie cardiaque à Metz bien que cette ville ne soit pas centre universitaire. J'avais donné un avis favorable compte tenu de l'importance de la population de la ville de Metz et de l'existence dans ce centre d'une unité de cardiologie importante.

- La deuxième est qu'après le décès brutal du Dr. Chauve qui avait brièvement initié l'activité de chirurgie à coeur ouvert, la direction de l'hôpital de Metz  m'avait sollicité pour trouver un nouveau candidat pour cette place et que j'avais conseillé le Dr. Pierre Michel Roux, à l'époque chef de clinique assistant dans mon service de l'hôpital Laennec à Paris qui commença donc son activité en 1988.

Je suis allé plusieurs fois à Metz dans les années consécutives et ai pu constater le bon fonctionnement de cette équipe. J'ajoute que le Dr. Roux me tenait régulièrement informé en m'adressant ses rapports annuels d'activité et de résultats.

La brutalité de la décision qui a frappé le Docteur P.M. Roux sans qu'il soit informé de quoi que ce soit au préalable et la violence de la campagne de presse le concernant ont revêtu un caractère particulièrement odieux.

Je ne comprends pas que l'on puisse prendre des décisions aussi graves à partir de chiffres de mortalité sur des populations qui ne sont jamais comparables, et ceci d'autant plus que les banques de données ne sont pas fiables dans la mesure où elles ne sont pas contrôlées… La médecine n'est pas une science exacte, je crains fort qu'elle ne le soit jamais !

Il est clair, à la lecture des différents rapports, que les résultats ne sont que les conséquences d'interventions lourdes chez des malades graves. C'est d'ailleurs le type de patients régulièrement pris en charge par le Docteur Roux comme c'était le cas lorsqu'il travaillait dans mon équipe où il faisait l'admiration de tous par son courage à affronter des situations difficiles qui auraient fait reculer beaucoup d'autres par crainte de ternir leur image.

Toutes les attaques formulées sur les techniques chirurgicales utilisées n'ont pas de sens dans la mesure où il n'y a pas de consensus réel. Ainsi peut-on être amené à remplacer l'aorte en cours d'intervention au vu de son aspect réel constaté de visu indépendamment du diamètre du vaisseau ; ainsi, tous les chirurgiens ou presque utilisent des méthodes de cardioplegie qui, par le fruit de leur expérience, diffèrent régulièrement d'une équipe à l'autre.

De grâce ne transformons pas le chirurgien en un simple technicien suivant à la lettre un manuel d'utilisation d'un appareil ménager !

J'ai eu, à de nombreuses reprises, l'occasion dans ma carrière de mettre au point des techniques novatrices en chirurgie cardiaque. Si j'avais du suivre les principes qui ont tendance à être utilisés actuellement, le chemin que j'ai contribué à faire parcourir à cette spécialité aurait été bien limité…

Voici quelques unes des réflexions que m'inspire cette triste situation qui touche un chirurgien de qualité qui a combattu pendant 23 ans malgré les obstacles créés par les spécialités partenaires (anesthésie, réanimation, mais aussi parfois cardiologie…).

Je suis prêt à témoigner de façon encore plus détaillée, si tel devait être le cas.

Professeur Jean-Yves Neveux