Appel à témoignages de praticiens ou de patients qui pourraient confirmer de façon concrète au moins une des accusations de Jean-Yves Grall (ARS) contre le Dr Roux. Dans le cadre de leur quête de vérité les opérés du Dr Roux s'engagent à la publier sur ce site. Merci. hubertdechevigny@gmail.com (ndlr: 10 ans - 30.000 visiteurs - personne en mesure de confirmer ces accusations).

vendredi 11 novembre 2011

Lettre ouverte à l'ordre des médecins

Hubert de Chevigny - Président des opérés du Dr. Roux - "Metz a du cœur"
54260 Colmey - hubertdechevigny@gmail.com

Docteur Dr Vincent Royaux
Président du Conseil Régional de l’Ordre des Médecins
131 rue Nicolas Appert 54100 Nancy

copie: Docteur Michel LEGMANN
Président du Conseil National de l’Ordre des Médecins

Metz le 08/11/2011
Monsieur le Président,

Suite à la décision de huis clos et d'absence de témoin lors de la délibération du conseil de l'ordre du 9/11/11.

Les opérés (600 membres représentant les 8000 opérés):
C'est pour tenter de sortir du traumatisme déclenché par la violente campagne de presse du directeur de l'ARS qui a surpris tous les opérés du Dr. Roux que nous avons décidé de mener une enquête indépendante dont les conclusions sont ici résumées.
Les patients que nous sommes rappellent que c'est au nom de leur protection que le service du Dr. Roux a été fermé à tort par Mr. Grall, le rapport Lecoq du CNG montrant que la mortalité du service était stabilisée en dessous de la moyenne nationale depuis plus de 3 mois lors de cette fermeture dans l'urgence pour mortalité trop élevée.
Au contraire la protection des patients aurait voulu que ces bons résultats soient soulignés et encouragés.
Les patients rappellent aussi que la seule plainte déposée contre le Dr. Roux l'a été par le Dr. Grall qui lui-même est inattaquable parce qu'il s'agit d'une décision administrative et non d'un acte thérapeutique. Quelle instance reste-t-il aux patients pour obtenir réparation ?

Huis clos et absence de témoin
Les patients prennent acte de la décision exceptionnelle de huis clos et d'absence de témoin lors des délibérations du conseil de l'ordre des médecins. Compte tenu de l'opacité dont ont fait preuve l'ARS et le CNG dans le traitement de ce dossier jusqu'à ce jour les patients font le vœu que cette décision puisse garantir la transparence et la sérénité des débats.

Le rapport d'expert de l'ARS décrédibilisé par le CHR et le CNG:
Le rapport d'expert de l'ARS a été contesté sur 139 points par la direction du CHR, puis récusé par le conseil de discipline du CNG qui a blanchi le Dr. Roux.
Deux des experts étaient en "conflit d'intérêt et de manque de partialité" au dire du CHR (page 39 du rapport du CHR, 14 janvier 2011).
Le chef de mission, proche du directeur de l’ARS (courrier du 31/08/2010), a été nommé étrangement à la tête des deux missions successives, cas de nullité en matière d’expertise judiciaire.
Quant à l’expert qui a écrit la plus grande partie du rapport qui a justifié la fermeture du service, il n’a jamais mis les pieds dans le service (rapport de mission d’expertise p.2).
Faut-il rappeler que l'expertise a été bouclée sur le terrain en 4h30, déjeuner compris, pour justifier la fermeture d’un service de pointe fruit du travail et du talent de 100 personnes pendant 22 ans ?

Des conclusions étayées
Si le conseil de l'ordre devait retenir une seule faute éthique ou déontologique contre le Dr. Roux, il est indispensable que celle-ci s'appuie sur un dossier de patient précis afin de ne pas retomber dans les travers du rapport d'expert de l'ARS où l'absence de rigueur et de transparence est telle qu'elle porte atteinte à la crédibilité de l'institution.

Aujourd'hui le dossier du Dr Roux est vide
Aujourd'hui, des documents probants, tous émanant de l'administration, ont montré que les trois griefs retenus par le Dr. Grall contre le Dr. Roux, pour justifier sa suspension, sont sans fondement.

- Le Dr. Roux a été entièrement blanchi sur son activité libérale par la CAL, le CHR et la caisse d'assurance maladie. Même les recherches approfondies de l'ARS n'ont rien donné. (Cal du 30/11/10 - pages 28, 29, 41 et 42 du rapport du CHR du 14 janvier 2011 - lettre de la CAM du 10/12/10).
Au point que ce grief, qui figurait parmi les motifs de suspension du Dr. Roux, avait complètement disparu de l'argumentation du Dr. Grall lors du conseil de discipline du CNG. Montrant ainsi la fragilité de l'argumentation avancée par le Dr. Grall.

- Le Dr. Roux a été entièrement blanchi sur le taux de mortalité par la découverte récente des chiffres du rapport Lecoq du CNG, alors que c'était la principale accusation du Dr. Grall pour justifier la fermeture du service puis la suspension et la révocation du Dr. Roux.

- Enfin le Dr. Roux a été aussi entièrement blanchi sur les accusations plus générales, concernant ses pratiques professionnelles, qui ne résistent pas à l'étude dossier par dossier comme l’a montré le conseil de discipline du CNG, seule instance à avoir passé 7 heures à éplucher ces dossiers et qui a voté massivement  contre la révocation du Dr. Roux. 

Aujourd'hui, le dossier du Dr. Roux est vide. Les accusations portées trop hâtivement par le Dr. Grall ne résistent pas à l'incontournable réalité des faits remontés à la surface.


La plainte du Dr. Grall à l'ordre des médecins est également vide.
La plainte du Dr. Grall à l'ordre des médecins contre le Dr. Roux, n'est rien d'autre que le contenu de la troisième accusation, ci-dessus mentionnée, qui porte sur les pratiques professionnelles du Dr. Roux, mais présentées cette fois sous un angle éthique et déontologique. Cette accusation a été clairement récusée par le conseil de discipline du CNG qui a été particulièrement attentif aux dossiers de patients présentés par l'ARS, et qui a valu au Dr. Roux les félicitations du président de ce conseil de discipline.

Nous, les patients, sommes prêts à réviser nos positions.
Si, lors de l'instruction menée par le conseil de l'Ordre des Médecins, des éléments nouveaux incontournables, jusqu'alors inaccessibles à notre enquête et jamais évoqués au cours de cette affaire, venaient à apporter un éclairage nouveau sur la vérité.
Si ces éléments tangibles, capables de résister à une étude dossier par dossier, étaient en mesure d'avaliser moindrement les décisions de fermeture dans l'urgence du service et de révocation du Dr. Roux, prise par le Dr. Grall et de confirmer le risque encouru par tous les opérés qui ont été orienté vers le bloc du Dr Roux.
Alors nous nous engageons à déposer plainte contre tous les acteurs de la santé qui ont contribué à ce que les 8000 patients que nous représentons, se soient faits opérer dans le pire bloc chirurgical que la France ait connu depuis 22 ans au point que sa fermeture dans l'urgence et la révocation de son chef décidés par le directeur de l'ARS aient été avalisés par l'Ordre des Médecins, instance indépendante garante des valeurs morales des praticiens.

Plainte serait déposée:
- Contre chacun des cardiologues lorrains qui, pendant 22 ans, en nous vantant les compétences du Dr. Roux, même après sa suspension par le Dr. Grall (voir enquête), nous ont fait courir des risques apparemment très graves.
- Contre le Dr. Montinet, président de la CME, responsable de la qualité des soins de l'établissement (CHR).
- Contre le Dr. Khalife, responsable du pôle de cardiologie qui pendant 22 ans n'a pas su détecter les carences de son collègue et a orienté vers son plateau des milliers de patients.
- Contre le Dr. Poussel, responsable du pôle de réanimation, certainement à l'origine d'une mortalité en dessous de la moyenne nationale lors de la fermeture du service.
- Contre le CHR , coupable de n'avoir accordé aucun crédit aux 31 pages du rapport d'expert de l'ARS, en se permettant de le contester sur 139 points.
- Contre la CME coupable de n'avoir accordé aucun crédit au rapport d'expert de l'ARS en votant massivement contre l'envoi du Dr. Roux en conseil de discipline.
- Contre le conseil de discipline du CNG qui, au bout des 7 heures de travail au lieu des 3 programmées, n'a accordé aucun crédit au rapport d'expert de l'ARS en votant massivement contre la révocation du Dr. Roux.
- Contre la CAL qui, pourtant alertée par l'ARS, a été incapable de trouver une infraction dans les honoraires du Dr. Roux et a même dû reconnaître une générosité rare dans le milieu à l'égard des patients.
- Contre l'IGAS qui, pourtant mandatée par l'ARH pour mettre à jour les faiblesses du Dr. Roux et de son service, l'a complètement disculpé dans son rapport d'expertise de 2008 et condamné ses détracteurs.

Nous vous prions d'agréer, monsieur le président, à l'expression de notre considération distinguée.

Hubert de Chevigny