Appel à témoignages de praticiens ou de patients qui pourraient confirmer de façon concrète au moins une des accusations de Jean-Yves Grall (ARS) contre le Dr Roux. Dans le cadre de leur quête de vérité les opérés du Dr Roux s'engagent à la publier sur ce site. Merci. hubertdechevigny@gmail.com (ndlr: 10 ans - 30.000 visiteurs - personne en mesure de confirmer ces accusations).

mardi 5 juillet 2011

Révocation: l'ultime provocation des administratifs envers les praticiens.

Comment le système permet à un administratif, Mr. Grall alors directeur de l'ARS, de contourner tous les filtres de praticiens mis en place par l'administration et, de son propre chef, révoquer un chirurgien cardiaque qui a derrière lui 17 ans d'études, 22 ans de pratique, 8000 opérés et la confiance de tous les cardiologues de la région ?

Taux de mortalité et escroquerie aux honoraires: jetés en pâture à la presse.
Mr. Grall organise une conférence de presse pour lancer simultanément 2 accusations graves contre le Dr. Roux sans jamais l'avoir rencontré. Un taux de mortalité effroyable et une escroquerie aux honoraires généralisée. En 24h, avec un tel scandale et en utilisant des raccourcis chiffrés, il fait tous les gros titres nationaux ainsi que tous les journaux télévisés du 20h. La presse lui est définitivement acquise, c'est son terrain de prédilection, alors que le Dr. Roux, plus à l'aise dans son service au chevet de ses patients où il passe 15 heures par jour, se fait étriper sur le plateau du 19-20 de FR3.

Le "rapport d'expert". Leurre pour les journalistes, prétexte pour les administratifs.
Pour justifier ses accusations, Mr. Grall organise une "mission d'expertise" (4h30 déjeuner compris) suivie d'une "inspection" toutes deux étrangement dirigées par la même personne contrairement à l'usage en matière d'expertise judiciaire. Il s'agit d'un proche de Mr. Grall qui accepte de rédiger un "rapport d'expert", manifestement dénué de toute rigueur comme le constatera le conseil de discipline, dans lequel il reprend les chiffres de mortalité triturés de Mr.Grall, maquille l'avis des rares praticiens hospitaliers interrogés et refuse d'étudier les dossiers au cas par cas.
Il refuse également une étude contradictoire avec le Dr. ROUX auquel il n'accorde qu'une demi-heure ayant un train à prendre à 16h le même jour. Il reprend les accusations jamais prouvées de dépassement d'honoraires et conclut en reprenant intégralement les accusations toujours non étayées que Mr. GRALL a jeté à la presse. Notamment en reprochant des "gestes opératoires extensifs" et des "interventions complexes", qui pourtant ne résistent pas à l'étude au cas par cas comme l'a prouvé le professeur Dion, sommité mondiale de la chirurgie cardiaque, qui lui s'est prêté à l'exercice.
Ce "rapport d'expert" bâclé qui sera ensuite récusé par tous les filtres de praticiens tout au long de cette procédure sera la seule justification des administratifs pour révoquer le Dr. Roux.

Premier barrage: la commission d'activité libérale (CAL) rejette l'accusation sur les honoraires.
La commission d'activité libérale (CAL) toutes vérifications faites n'a pu que constater la conformité du Dr. ROUX aux recommandations de l'IGAS, la police de la santé, en matière d'honoraires. Mieux, elle découvre des gratuités d'honoraires très conséquentes envers les plus démunis, jamais revendiquées par le Dr. Roux.
L'accusation sur les honoraires, qui avait pourtant fait les gros titres, disparaît subrepticement des attaques de Mr. Grall, ce qui en dit long sur le sérieux de ses accusations. La presse ne relève rien, Mr. Grall peut continuer son acharnement.

Deuxième barrage: la commission médicale d'établissement (CME) rejette le "rapport d'expert".
Les membres de la commission médicale d'établissement (CME) sont des praticiens. Ils ne se laisseront pas abusés par des chiffres de mortalité triturés et vont donc juger le Dr. ROUX réellement sur ses compétences ce qui risque de fragiliser les accusations de Mr. Grall. Comme de fait, après étude du "rapport d'expert", ceux-ci ne s'y trompent pas, et s'opposent par le vote, à l'envoi du Dr. ROUX devant le conseil de discipline.
Mais l'acharnement de Mr. Grall est tel qu'il se permet d'ignorer l'avis de ces praticiens trop scrupuleux et envoie, contre l'avis de tous, le Dr. ROUX devant le conseil de discipline auquel il demande sans vergogne sa révocation.

Troisième barrage: le conseil de discipline du CNG vote contre la révocation du Dr. Roux.
Alors, pour juger des compétences du chirurgien cardiaque, est formé un conseil de discipline de 7 administratifs (que font-ils là ?) et de seulement 3 praticiens. Ainsi la majorité administrative est plus que verrouillée. Sur les 3 praticiens aucun ne pratique la chirurgie cardiaque ni même la cardiologie. Pourquoi ? De plus, seul leur a été communiqué le "rapport d'experts" diligenté par "l'ami" de Mr. GRALL, totalement à charge contre le Dr. ROUX. Aucun ne s'est vu communiquer le dossier de défense du Dr. ROUX qui prend soin d'analyser les dossiers incriminés au cas par cas. Pourquoi ?
Malgré cela, la qualité de la défense du Dr. ROUX est telle que la séance, programmée pour 3h, a duré 7h, suivie des félicitations du président. Le vote de ce jury est sans appel, 7 voix contre 3 s'opposent à la révocation du Dr. ROUX. Cela veut dire que même la majorité des administratifs ont été convaincus de la compétence du Dr. ROUX. Qu'hommage soit ici rendu à leur probité.

Quatrième barrage: la sentence du centre national de gestion qui surprend tout le monde.
C'est donc maintenant à la directrice du centre national de gestion (CNG), de rendre la décision finale, fort du vote de son conseil de discipline. D'ordinaire, une simple formalité. Mais après 5 semaines d'hésitation, elle se laisse convaincre, passe outre la décision de son conseil de discipline et décide, de façon tout a fait arbitraire, de la révocation du Dr. ROUX. Quel acharnement ! Une véritable injure des administratifs aux praticiens régulièrement consultés au cours de cette procédure. Il est vrai qu'entre temps Mr. GRALL est devenu son voisin de bureau à Paris.

Prétexte "médical" pour une raison "administrative":  la réforme régionale de la santé
Pour comprendre cet acharnement il faut bien distinguer le prétexte "médical "de la raison "administrative". Et cela ne trompe personne en Lorraine où tous les praticiens n'ont qu'une explication: "c'est politique". Mr. Grall n'a pas voulu prendre le temps de mettre autour d'une table le patron de Metz et le patron de Nancy pour mener la réforme hospitalière de Lorraine (CHT) en bonne intelligence, sans doute pressé qu'il était de gagner ses galons parisiens pour avoir créé la première CHT en France. Il a opté pour le lynchage médiatique du Dr. Roux, plus radical tant qu'il jouit de la bienveillance des médias et de sa hiérarchie. Bienveillance qui pourrait se lézarder un jour.

Hubert de Chevigny
Président des opérés du Dr. Roux "Metz a du cœur"

Les opérés du Dr. Roux, déstabilisés par les déclarations alarmantes de Mr. Grall dans la presse quant aux compétences et à l'honnêteté du Dr. Roux, mais sceptiques à l'idée que tous leurs cardiologues Lorrains se soient trompés pendant 22 ans, est la seule entité qui, à la recherche de la vérité, a mené une enquête indépendante de 3 mois avant de s'exprimer sur cette affaire, rappelle son président Hubert de Chevigny.